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TUNISIE Censure sur Internet, le retour ?

Discussion in 'Anonymous Pour la Liberté d'Expression' started by berurier, Nov 22, 2013.

  1. berurier Member

    Tunisie, Censure sur Internet, le retour ?

    La création par décret, le 6 novembre, d'une Agence technique des télécommunications inquiète les Tunisiens. Ceux-ci craignent un retour de la censure sur Internet.

    2111-Tunesie-Censure.jpg Opensourceway/Flickr/CC
    Placée sous la tutelle du ministère des Technologies de l'information et de la communication, la nouvelle Agence technique des télécommunications (ATT) aura notamment pour mission "d'assurer l'appui technique aux investigations judiciaires dans les crimes en ce qui concerne les systèmes d'information et de la communication".
    L'ATT prétend donc avoir l'autorité nécessaire pour se permettre de plonger dans les données strictement personnelles des Tunisiens, notamment le suivi des communications téléphoniques. Il est certes stipulé dans le décret que la mise en pratique de la loi est régie par le respect des conventions internationales relatives au respect des droits humains. Mais cela est loin de rassurer.
    Evidemment les internautes tunisiens, qui ont longtemps subi le contrôle d'Internet sous l'ancien régime dictatorial [du président déchu Zine El-Abidine Ben Ali], surnommé "Ammar 404" [un jeu de mot associant le message d'erreur 404, qui apparaît sur les sites bloqués, au prénom d'un personnage fictif], apprécient moyennement cette mise sous contrôle de leurs échanges.
    Fragile liberté d'expression
    La justice étant encore ce qu'elle est, c'est-à-dire trop dépendante du pouvoir exécutif, selon les dires mêmes de l'association et du syndicat des magistrats, rien ne garantit que l'ATT ne devienne un instrument aux mains... de la police de la pensée.
    Pour le moment, les internautes préfèrent en rire, tout en gardant un œil sur leur fragile liberté d'expression, qui est loin d'être définitivement acquise. Certains ironisent : "Ammar 404 a finalement retrouvé du travail, c'est peut-être pour cela que les autorités annoncent une baisse de 15,9 % du taux de chômage", raille l'un. "Il s'est sûrement mis au service du [parti islamiste] Ennahda. Quand on a laissé pousser sa barbe, il devient facile de se faire recruter", renchérit un autre, sur le même ton sarcastique.
    Cependant, derrière l'humour fuse une inquiétude : et si le gouvernement dominé par Ennahda remettait ça ? La mainmise sur la justice, les services de sécurité et l'administration publique (aux niveaux central et régional) et, surtout, les harcèlements judiciaires auxquels sont soumis depuis plusieurs mois journalistes, artistes, blogueurs – bref, tous les esprits libres – ne sont guère rassurants à cet égard.

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  2. Anonymous Member

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