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Surveillance du Web : Google espère que les Français vont "se réveiller"

Discussion in 'Anonymous Pour la Liberté d'Expression' started by LeJoker, Nov 8, 2011.

  1. Thierry L Member

    SUITE

    Too big to jail ?
    Les bonus continuent de pleuvoir. Ce n’est pas très grave parce que même si les traders et autres directeurs de banques faisaient don de ces bonus aux pays en crise, cela ne les sauverait pas. En revanche, le high frequency trading continue de marcher à plein tube (sur la tête), préparant la prochaine crise qui risque, elle, d’être bien plus grave que celle que nous connaissons. Mieux… Depuis un moment, les institutions financières pleurnichent dans les jupons des gouvernements : ouin-ouin, ça va mal, si vous ne nous donnez pas des sous, on va faire faillite et là, le risque systémique est évident.
    - C’est quoi ce risque systémique ?
    Alors là, ça c’est très simple mon Paulo. Tellement simple, que même un président ne comprenant rien à l’économie peut le comprendre. Nicolas Sarkozy a beau dire : « inutile de réinventer le fil à couper le beurre. Toutes ces théories économiques… moi-même, parfois je suis un peu perdu. Ce que je veux c’est que les choses marchent » , il comprend très bien le sens de l’expression « risque systémique ». Cela veut dire que, comme les banques se prêtent entre elles, si l’une d’entre elles, assez grosse, fait faillite, les autres tomberont comme des dominos. D’où l’expression « too big to fail » (trop grosses pour qu’on les laisse tomber). Celles qui sont TBF, doivent être sauvées coute que coute. Un peu comme un pays en faillite. Sans quoi, on aurait droit à un chômage massif, une récession profonde, des insurrections, des révolutions. Bref, toutes sortes de choses qui sont mauvaises pour le business et pour les politiques.
    Tu me suis toujours ?
    Bref, les institutions financières obtiennent des sous de l’état (donc de ton portefeuille à toi) pour être sauvées d’une faillite tout à fait méritée (connais-tu un secteur où les entreprises sont régulièrement sauvées de la faillite après de mauvaises décisions ?). Ensuite, elles vont se financer à un taux proche de zéro pour cent (les banques centrales ont baissé leurs taux pour relancer l’économie et redonner des liquidités aux banques. Cet argent, elles le prêtent autour de quatre pour cent. Tout bénéfice. L’argent quasi gratuit peut ensuite être réinvesti sur les marchés via des algorithmes qui engrangent de confortables bénéfices sur les acteurs plus lents, c’est à dire toi, mon Paulo, à qui les mêmes banques proposent de faire« fructifier » ton argent sur lesdits marchés.
    Que l’on soit clairs, entre nous, mon Paulo, quand le banquier te dit qu’il va faire fructifier ton argent sur les marchés, ce n’est pas à toi qu’il pense, mais à lui. Plus il y a de particuliers escargots, plus ses algos pourront se goinfrer.
    Mais revenons à la crise. Elle va s’accentuer dans les mois à venir. 2011 ne va pas être de tout repos. Tout le monde a beau répéter que tout va bien, que l’euro ne sera jamais abandonné, pas plus que les pays membres de la zone, les pays faibles seront obligés de faire appel aux autres. Ceux qui peuvent encore les aider.
    L’Europe sera donc forcée d’augmenter son fonds de soutien. Elle vient déjà de le pérenniser après avoir dit que le premier, devant durer jusqu’en 2013 était suffisant. Ce n’est pas fini, il va falloir lui donner plus de force.
    Elle peut aussi décider de changer les règles et de faire tourner la planche à billets. Dans ce cas, l’euro plongera probablement face au dollar. Mais c’est une autre histoire. Et elle n’est pas certaine, si l’on se penche sur la situation économique réelle des Etats-Unis.
    Autre petit souci mon Paulo, la confiance. Ce n’est pas encore le cas en France, mais si tu regardes la Grèce ou l’Irlande, les dépôts (l’argent que les gens ou les entreprises mettent en banque) fondent. Logique. Il n’y a pas de raisons pour que les particuliers ou les entreprises aient plus confiance en leurs banques en quasi-faillite que « les marchés ». Du coup, elle s’affaiblissent encore plus. Et ça, c’est mauvais pour l’économie.
    C’est qui « les marchés » ?
    Je sais, Le Parisien t’assène à longueur de temps que « les marchés n’ont plus confiance », qu’il faut les « rassurer ». C’est troublant. C’est qui ces marchés ? Les marchés, c’est personne. Ca n’existe pas. Pour commencer il y a autant de types de marchés que de bulles dans la bouteille de champagne du trader fêtant son bonus. Des marchés d’actions, des marchés d’obligations, de matières premières, de taux, de futures, des marchés ouverts, des marchés fermés, des marchés gris, des marchés opaques,… Bref…
    Maintenant, la confiance desdits marchés… Les politiques se plient aux diktats des marchés. C’est du moins ce que l’on peut lire ici ou là. Il faut leur « redonner confiance ».
    Ca se traduit par plus de libéralisme, de dérégulation, plus d’austérité, de privatisations. Tout le monde (surtout les clients) ont compris comment ça finissait. Les retraites américaines (par capitalisation) fondent comme neige au soleil avec l’évolution de la crise, les trains britanniques ont plus d’accidents que ceux de la SNCF, mais pourquoi conserver des règles aussi contraignantes alors que l’on peut « déréguler » pour « fluidifier ». Regarde mon Paulo, la dérégulation du secteur de l’électricité en France comme ça a bien marché. Tes copains qui sont passés chez Poweo, ils sont content comme tout. Ceux qui ont choisi le dégroupage total pour leur ligne téléphonique, ils sont pas heureux ? Quand il y a un problème, FT et leur fournisseur se renvoient la balle dans un jeu de ping pong infini.
    Mais les marchés, ils n’ont pas confiance. Et ils ne n’en auront jamais.
    - Ah ?
    Ben oui mon Paulo, personne ne peut « rassurer les marchés ». Les marchés carburent au risque. Pas de risque, pas de bénéfices. Lorsque qu’on ne l’annonce pas, les marchés réclament de la rigueur. Lorsqu’elle est annoncée, les marchés craignent une récession.
    Regarde le plan de soutien à la Grèce. C’est un bon exemple. Tu me diras, cet exemple, les pages éco du Parisien ne te l’on pas communiqué. Je sais, c’est normal. C’est un peu iconoclaste.
    Pour t’en parler, je dois avant tout t’expliquer ce que sont les CDS.

    C’est une sorte d’assurance que « les marchés » achètent pour se prémunir en cas de faillite. Ca marche pour les entreprises, les banques, les états…
    Attention mon Paulo, c’est un marché très spéculatif et il faut le lire avec précaution. Pour autant, ce que tu dois retenir, c’est qu’il reflète la véritable confiance des « marchés » dans un pays, dans une entreprise.
    Du coup, si tu vois que les CDS de la France s’envolent, c’est que « les marchés » pensent que le risque de faillite augmente. Dans le cas d’un pays, on ne peut pas parler de faillite. Défaut serait plus juste. Un pays arrête de payer le remboursement de sa dette. Il fait défaut. Dans ce cas, tout le monde se réunit, le FMI, ses créanciers, la banque mondiale, le club de Paris, etc. On s’assoit autour d’une table et un an plus tard, on annonce un rééchelonnement de la dette. Certains investisseurs en sont de leur poche, mais les choses rentrent dans rang.
    Bref, les CDS… Avant l’annonce du plan de soutien à la Grèce, les CDS de ce pays étaient à 954 points de base. Ils viennent d’atteindre aujourd’hui 1008.69 points de base. Et ce, en dépit des milliards largués par l’Europe et le FMI pour « redonner confiance aux marchés ». En dépit également des multiples déclarations des politiques sur la solidarité européenne sans failles.
    Pour ton information personnelle, je rajouterai que les CDS de la France ont crevé leur plafond ces derniers jours.
    Pas très bon signe pour la suite. Mais l’année 2011 sera radieuse. J’en veux pour preuve le volontarisme forcené de notre président. L’homme qui a annoncé la refondation du capitalisme mondial, la fin des paradis fiscaux, des bonus indécents et on en oublie forcément.
    Pour finir, mon bon Paulo, je vais citer Henry Ford (tu sais, les voitures…) : « It is well enough that people of the nation do not understand our banking and monetary system, for if they did, I believe there would be a revolution before tomorrow morning ».
    ___________________________________________________________________________________________________________________________
    :)
  2. Thierry L Member

    http://reflets.info/surveillez-moi-oh-oui-surveillez-moi/
    Surveillez moi, oh oui, surveillez moi !


    12 décembre 2011
    Par Yovan Menkevick


    (on en parle, on en parle, on explique comment ça marche, et on a l’impression que tout le monde s’en fout (ou presque), mais fichtre diable, comment qu’il fonctionne et à quoi qu’il peut bien servir tout cet arsenal de surveillance, hein ? Parce que bon, Madame Michu, elle a rien à se reprocher, alors pourquoi qu’elle serait inquiète de la société de la surveillance généralisée, hein ?)
    big-brother-is-watching-you.jpg
    — « Moi, Monsieur, je ne vois pas où est le problème, parce que je n’ai rien à me reprocher ! Mais si vous, vous êtes contre, c’est p’têtre bien que vous avez des choses à cacher, non ? Et pis faut bien faire queqchose cont’tous ces délinquants, les terroristes barbus et tous ces mômes qui savent plus quoi faire d’leurs journées, hein ? » Ouais, c’est ça Marcel, je vais en parler à mon cheval. Le problème avec Marcel et ses potes, leurs femmes (dont Madame Michu fait partie, mais aussi des plus jeunes dont Jennifer, Kevin et Pierre-Henri), c’est qu’ils renvoient un lieu commun de plus en plus accepté : la surveillance est une bonne chose, et si elle est à la rigueur un peu gênante, c’est un moindre mal nécessaire pour contenir l’insécurité vendue par Jean-Pierre au journal de 13h et par Claude Guéant partout où il peut.
    Amesys et ses technologies de DPI : l’accomplissement d’une politique de contrôle social déjà ancienne
    Ne vous méprenez pas, vous qui maudissez le gouvernement actuel et pensez qu’il est le principal responsable de la société sécuritaire de surveillance qui se met en place : leurs potes de gauche ne sont pas en reste et ont été les premiers à en faire la promotion. Pour ceux qui étaient encore très jeunes à l’époque, rappelons que c’est Elisabeth Guigou, cette splendide blonde humaniste qui était garde des sceaux, lorsqu’en 1998 la loi sur le fichier national automatisé des empreintes génétiques a été votée (FNAEG) avec une majorité socialiste à l’assemblée et un gouvernement tout pareil. Quelques-uns avaient mis en garde sur une dérive qui ne manquerait pas de survenir, mais nos bons républicains de gauche juraient la main sur le cœur que ces empreintes ADN ne seraient réservées, bien entendu, qu’aux criminels sexuels. Madame Michu était rassurée, Marcel pouvait se resservir un Pastis en lançant « qu’enfin on allait s’occuper de tous ces salopards de violeurs et de pédophiles ». Ouais, ouais, ouais…
    Aujourd’hui on est à plus de 1 700 000 empreintes dans le FNAEG : n’importe quel gamin ayant participé à une manif, s’il est embarqué au poste à droit à son fichage ADN, aidé par une « circulaire Dati » qui soustrait le FNAEG au contrôle des juges. FNAEG grossit de 1000 fiches par jour ce qui nous donne 365 000 par an. Mais comme il est toujours possible d’aller encore plus loin, un professeur de l’INSERM n’a pas trouvé mieux que de prélever (en 2007) 6000 échantillons ADN de lycéens pour étudier la génétique des comportements (1). Ah ouais ? La génétique des comportements, c’est quoi ce truc ? Et bien comme nous allons le voir, si l’on parle de contrôle social dans le cadre de la surveillance des communication des populations, c’est qu’il y a un rapport étroit entre les deux.
    Ils en rêvaient depuis des siècles, l’informatique leur ouvre les portes du contrôle social
    Un excellent bouquin du célèbre linguiste Noam Chomsky « La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie » rappelle avec moult détails et précisions comment dès le XVIIIème siècle les dirigeants politiques et grandes fortunes du monde occidental se sont enquis des possibilités d’influencer les masses et surtout parvenir à un contrôle de leurs populations qui leur assurerait une continuité dans l’exercice du pouvoir et la transmission de leurs patrimoines financiers. Le principe est simple d’un point de vue théorique, mais compliqué dans sa mise en œuvre. Pour faire court, l’idée centrale est de parvenir à une société où les individus sont à la fois convaincus du bien-fondé du système dans lequel ils évoluent, pratiquent une auto-censure permanente et défendent leur propre asservissement pour conserver une cohésion collective. Cette « société parfaite » propose d’abolir le crime, la violence, la sédition pour que tout un chacun puisse se sentir protégé, sécurisé, (et que les classes possédantes puissent surtout ne pas être remises en cause par le reste de la population, c’est à dire la très grande majorité).
    « 1984″ de Georges Orwell, roman d’anticipation écrit juste après la seconde guerre mondiale nous décrit avec une précision diabolique la société dans laquelle nous sommes déjà entrés : omniprésence des écrans et de l’information, « discours de peur » permanents des dirigeants, technologies de surveillance généralisées, détournements sémantiques des appareils d’Etat et des concepts (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage »), police de la pensée, ennemi éternel (le terrorisme permanent justifiant la surveillance), guerres et alliances modifiées en permanence…
  3. Thierry L Member

    SUITE

    Le ministère « de l’immigration et de l’identité nationale » est un bon exemple de pratique de détournement sémantique « à la 1984″. Comme la réception d’un Khadafi en 2008 déclaré ennemi sacré 3 ans plus tard. Le plan vigipirate ré-activé chaque année. Les slogans politiques de type « ensemble tout est possible ». « Les fous dangereux laissés en liberté », dénoncés par le courageux président lui permettant d’implémenter des caméras de surveillance dans les hôpitaux et proposer la « géo-localisation par bracelet électronique des schizophrènes (sic) alliée à la loi de soins sous contraintes en psychiatrie ». La surveillance des échanges de fichiers. Arrêtons-là les analogies pour nous pencher sur le contrôle social tel qu’il est insidieusement mis en place…et ce qu’il génère.
    Le contrôle social, mais pourquoi ?
    L’idée politique du contrôle social, dans une société vieillissante, et donc par essence plus inquiète et influençable, est avant tout la réalisation d’un fantasme originel de la haute bourgeoisie, des classe possédantes, en un mot de l’élite. Ce fantasme est celui de l’imposition à tous, d’un environnement social étanche et profondément contre-révolutionnaire dans sa structure même. La hantise des classes dirigeantes (cette bourgoisie ayant remplacé la noblesse) depuis l’apparition des démocraties, est la perte de ses privilèges, perte du contrôle des appareils d’Etat lui assurant sur plusieurs générations l’équivalent d’une immunité de sa rente financière, donc de sa totale mainmise sur les ressources les plus importantes, garantes de sa jouissance à tous les sens du terme.
    La force brutale ne fonctionnant pas pour conserver cette mainmise, puisque poussant les classes les moins favorisées, dont la jeunesse fait souvent partie, à se rebeller, à vouloir « changer la société » et pouvant produire des révolutions, la classe dirigeante doit alors mettre en place un vaste système d’influence [des esprits, des mentalités], d’auto-régulation des masses [dans leur capacité à défendre les outils de contrôle que les dirigeants mettent en œuvre] et passant par plusieurs étapes. Ce qui est appelé contrôle-social n’est rien de moins qu’une vaste toile d’araignée dans laquelle on englue la population. Cette toile est constituée de plusieurs éléments, mais elle ne peut être mise en œuvre qu’avec des solutions technologiques qui n’étaient pas assez performantes il y a quelques dizaines d’années encore.
    Comment faire passer la pilule et activer l’auto-censure ?
    L’idée d’une société dangereuse parce que constituée d’individus néfastes et criminels, irrécupérables parce que « génétiquement programmés pour nuire » est le premier point à étudier pour comprendre comment fonctionne le contrôle social. La génétique est indispensable à une partie du discours, elle dédouane d’un côté le politique dans ses échecs d’amélioration sociales, éducatives, et permet un doublé extraordinaire : il faut surveiller les « délinquants génétiques », et « vous, les bons citoyens n’êtes pas de ceux-là, donc la surveillance ne vous concerne pas, même si elle s’exerce sur vous et que vous le savez plus ou moins ». Le rapport de l’INSERM de 2005 soutenu par les politiques dont l’actuel président de la république indiquait qu’un dépistage dès l’âge de 3 ans des comportements à risques était nécessaire. Avec ce types de développements comme « Le taux d’héritabilité génétique du trouble des conduites est proche de 50 % ». Rien d’étonnant, puisqu’on pense au sommet de l’Etat, par exemple, qu’on « nait pédophile ».

    Sarko s’improvise « scientifique » par sarkonon
    Le principe (sans aucune preuve formelle et scientifique) des causes génétiques des maladies mentales comme la schizophrénie est clamé sur tous les toits depuis quelques années. Les fichiers ADN cités plus haut ont été proposés comme outil de gestion de l’immigration, et on comprend très bien ce que permettrait la constitution d’un tel fichier. Parce que voilà le centre du sujet : passer de la lutte des classes (dangereuse pour la classe dirigeante) à la « lutte des comportements d’origine génétiques » [ethniques aussi par rebond, c’est en cours) , bien plus productive en termes de contrôle et de gestion des populations.
    La toile, pour bien fonctionner, doit aussi étendre les outils de surveillance le plus loin possible afin, non pas de chercher à « coincer » n’importe qui, mais afin de dissuader le plus grand nombre de pratiquer toute forme de sédition. Parce que la limite entre parler de terrorisme et être terroriste n’est pas grande. Parce que dépasser de 4 km/heure une limitation de vitesse devient un acte délictueux qui vous pénalise immédiatement par l’automaticité de l’envoi du procès-verbal par le radar connecté au central des cartes grises. Fumer est délictueux dans la plupart des lieux. L’obligation de placer des détecteurs de fumée avec alarme à son domicile est prévue pour 2012. Comme l’obligation de posséder un alcotest dans son véhicule. Le fichier Base-éleve instruit les comportements des élèves. La liste est trop longue…mais tous ces éléments participent à une seule chose : établir un « état d’être » des populations soupçonneuses et soupçonnées, sous surveillance de l’Etat garant du mieux-être, de la sécurité du plus grand nombre, d’une société immobile nettoyée de ses éléments perturbateurs, ou en surveillance étendue.
    Qu’est-ce qu’on peut faire ?
    Plein de choses. Parce que l’utilisation de l’inspection profonde de paquets par Amesys (et bien d’autres) en Tunisie, Libye etc… pour espionner les populations est gravissime, mais doit créer un électrochoc au sein de notre société : ces entreprises vendent des technologies de surveillance de masse à l’étranger, il n’y a aucune raison qu’elles ne fassent pas de même en France. Et au delà de cette possibilité, le simple fait qu’une loi Hadopi permette déjà d’opérer la surveillance des échanges de fichiers des citoyens en peer-to-peer est une démonstration que l’opération « je suis partout, je vous surveille, faites gaffe à ce que vous faites » est en cours. Et le but de l’opération n’est pas de faire baisser le téléchargement illégal. Le but de l’opération, qu’on va nommer « Internet civilisé » dans le cas des outils de surveillance numériques est de monter d’un cran le contrôle social déjà en place. Parce que plus vous aurez l’impression qu’on vous surveille, plus vous ne ferez que le strict minimum. Vous vous censurerez. Comme en Tunisie à l’époque de Ben Ali où discuter dans un bar était très risqué puisque la probabilité qu’un client soit un agent de Ben Ali était proche de 100%. Il y avait un flic pour 10 habitants en Tunisie à cette époque. Imaginez ce qu’il est possible de faire avec l’espionnage massif des communications, une surveillance urbaine totale par caméras, un fichage génétique de grande ampleur. Et ce que cet « état de fait » peut déclencher psychologiquement et socialement chez les citoyens.
    Le Patriot Act de Georges W. Bush a pu par exemple permettre que toutes les coordonnées des emprunteurs de livres de bibliothèques parlant de l’islam soient immédiatement transférées au FBI. FBI qui déboulait chez les dits emprunteurs, et pas avec de bons sentiments. « 1984 » n’est pas loin. C’est le moins qu’on puisse dire. Alors quelques solutions : faire partager cette information au plus grand nombre, en parler autour de soi. Utiliser des outils sécurisés sur le net, surveiller les surveillants ou aider à le faire. Mais surtout travailler à démonter les pseudo-sciences du comportement, dénoncer les fichages quels qu’ils soient, la pseudo-société de l’insécurité massive qui n’est qu’une pure fabrication, un mensonge politique ; demander des moyens sociaux pour permettre aux populations les plus défavorisées de participer correctement à la vie collective, éteindre les postes de télévision, dénoncer la mise en place du contrôle social. Et aussi, se dire et faire savoir, qu’une dictature n’a pas besoin de se nommer pour se mettre en place. Ni de coup d’Etat. La dictature la plus puissante qui soit est celle des esprits. Rien ne nous dit qu’elle n’est pas déjà bien entamée ou qu’elle ne va pas encore aller plus loin, jusqu’à que nous ne soyons plus en mesure de dire « Non ». Ou mieux, quand l’emprise du contrôle en place sera telle qu’il ne nous sera même plus possible de penser dire « Non ».
    (1) : source « Big Brother Awards – Les surveillants surveillés«
  4. Vigdis Member

    Tu comptes poster tous les articles de reflets.info ici ?
  5. Thierry L Member

    http://reflets.info/amesys-est-plus-douee-pour-espionner-le-web-que-pour-en-construire-des-bouts/
    Amesys est plus douée pour espionner le web que pour en construire des bouts


    11 décembre 2011
    Par bluetouff

    [Traduction]
    pentesterCAT-250x243.png Ce n’est pas réellement un scoop que nous vous livrons la, Amesys est une entreprise qui est définitivement plus douée pour espionner les internautes que pour leur délivrer un site potable. L’ancien site (dont nous regrettons la richesse des documentations et que nous avons du archiver) était bien mais pas top. Le site sur lequel Amesys vend son savoir faire en matière de développement d’applications iPhone est réalisé dans la seule technologie qui n’est pas compatible … avec les iPhone, Adobe Flash® (Architect of an OpenWorld qu’il disait… iFailed), et voici maintenant que le nouveau site tout beau tout neuf est réalisé avec une version périmée d’eGroupware vulnérable à une chouette Local File Inclusion, doublée de la possibilité d’inclure un joli redirect dans l’url comme le fait remarquer @X4F34r sur son compte Twitter, faisant cracher des exceptions au serveur web, d’Amesys spécialiste en systèmes critiques.
    trollface.png
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  6. Thierry L Member

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