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SCIENTOLOGIE Paris 75017

Discussion in 'Anonymous News' started by Anonymous, Feb 9, 2012.

  1. Anonymous Member

    Brigitte Kuster, la maire UMP du XVIIe arrondissement de Paris, a demandé hier au ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, d’étudier la fermeture du centre de la Scientologie implanté au 69, rue Legendre, en plein cœur des Batignolles, qui peut, selon elle, constituer en lui-même « une forme de prosélytisme dangereuse ».

    Sa demande intervient après la condamnation en appel pour « escroquerie en bande organisée » de dirigeants et de deux structures de la Scientologie, dont le siège — le Celebrity Centre — se trouve dans ce secteur du XVIIe. La justice a confirmé les amendes respectives de 400000 € et 200000 € aux deux structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SEL.
  2. Anonymous Member

    Une façade blanche immaculée, une imposante plaque, une vitrine annonçant la projection d'un film sur "la dianétique". A première vue, l'entrée du siège de l'Eglise de Scientologie – le Celebrity Center – ne saute pas aux yeux. Il faut rentrer à l'intérieur de ce bâtiment situé en plein coeur des Batignolles pour s'apercevoir de sa singularité.
    Une standardiste souriante nous accueille, postée en dessous d'une grande croix bleue, dans un hall à la propreté immaculée. Au milieu trône un présentoir fait la promotion du dernier ouvrage de Ron Hubbard, le père de la scientologie. Un peu plus loin, une exposition retrace l'histoire de ce "père fondateur", qui a créé la secte en 1954.
    Des électromètres trônent au milieu des tables de la bibliothèque
    Au lendemain de la condamnation à une amende de 600 000 euros pour "escroquerie en bande organisée", rien ne semble troubler la sérénité du lieu. La maire du XVIIe, Brigitte Kuster, a pourtant demandé au ministère de l'Intérieur la fermeture de la structure dès l'annonce du jugement. "Il y a certainement des problèmes plus importants dans le XVIIe arrondissement !", soupire Eric Roux, le responsable des "Affaires Publiques" de la Scientologie en France. Et pour prouver sa bonne foi, il nous accompagne dans les couloirs.
    L'établissement s'étale sur trois étages : théâtre, salles de cours, bibliothèque, cafétéria et locaux pour des têtes-à-têtes personnalisés. Partout on retrouve des affiches de Ron Hubbard. Des électromètres trônent au milieu des tables de la bibliothèque et sur les murs, on retrouve des cadres qui disséminent la philosophie de l'église. Des présentoirs mettent à disposition des énormes ouvrages en plastiques qui contiennent une dizaine de Cds à 7 euros l'unité. Chacun retransmet l'une des conférences du père de la croyance et on peut les visionner sur les nombreux écrans qui sont postés dans les couloirs.
    1333 euros le stage de purification
    Une trentaine de personnes est présente ce vendredi matin. Toutes viennent prendre des "leçons" qui enseignent la doctrine. Des leçons qui coûtent de 32 euros pour un cours "d'efficacité personnelle" à 228 euros pour un stage de "dianétique", la méthode à la base de la scientologie pour une "meilleure connaissance de soi". Un programme de "purification" vaut quant à lui 1.333 euros, mais les membres à vie auront "seulement" à débourser 1.067 euros.
    Pour Christian, "c'est normal de payer. Ce n'est pas l'Etat qui va donner de l'argent". Ce médecin est membre de l'église depuis 16 ans. Il vient une ou deux fois par semaine. Quant à la condamnation pour escroquerie prononcée la veille par le tribunal de Paris, "ça ne change rien". Même son de cloche pour Patrick. "On espère qu'on va regagner plus tard", glisse ce cascadeur de 58 ans.
    "Vous voyez, ils sont comme tout le monde !" s'enthousiasme Eric Roux, qui refuse cependant les entrevues en tête à tête avec les fidèles. "Ils ne veulent pas parler si je ne suis pas là, vous comprenez", explique-t-il. Il estime qu'environ une vingtaine de personnes pousse chaque semaine la porte de l'établissement "pour se renseigner". "A Paris, nous avons environ 10 000 sympathisants", affirme ce scientologue, arrivé dans l'église à vingt ans.
    Un voisinage discret mais encombrant
    Dans la rue Legendre, les commerçants sont tous d'accord. Ces voisins hors du commun sont "courtois". "Ils se font tellement peu remarquer que beaucoup d'habitants ignorent qu'ils sont installés là", explique un voisin. Mais pour la responsable d'une boutique "c'est bien qu'ils aient été condamnés. C'est tout de même une secte. Et puis aux Batignolles, ils ne dérangent personne mais la plupart des voisins désapprouve leur message".
    Un voisinage encombrant, qui pour Brigitte Kuster, la maire du XVIIe, n'a plus sa place dans la capitale. "Après une telle condamnation, est-ce qu'on peut laisser un tel établissement avoir pignon sur rue ? Une telle structure ne peut pas continuer à exister. On ne peut pas passer à côté de ce jugement", estime l'élue, qui a demandé hier à Claude Guéant d'étudier la possibilité de fermer le bâtiment.
    Une décision qui serait dans "la suite logique" de la condamnation, pour Maitre Morice, l'avocat des victimes. "La condamnation a bien précisé que cette entreprise avait pour objectif de capter la fortune de ses membres", s'indigne l'avocat, pour qui l'Etat français "doit maintenant prendre ses responsabilités".
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