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Guerre au Mali : L'ingérance made in USA ?

Discussion in 'Anonymous Pour la Liberté d'Expression' started by KubrickYNWA, Jan 22, 2013.

  1. KubrickYNWA Member

    Essayons d'avoir une discussion qui partira pas en couille, pour prouver que même si on s'aime pas tous, on est capable d'échanger dans le calme.

    "
    Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d’ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali.
    La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire que la France fait preuve dans le sien d’un zèle particulier.
    C’est inquiétant. Car cet Etat par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux frontières de l’Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d’avoir en face, de l’autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.
    François Hollande est célébré en France comme «un chef de guerre». Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il «est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre». Comme le président Bush après la guerre contre l’Irak, et comme le président Obama, sacré «chef de guerre» après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l’attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu’il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu’il est un homme de paix, mais parce qu’il a déclenché une guerre.
    On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant «cette civilisation» qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne devenaient légitimes et populaires, à Rome, qu’au retour d’une expédition victorieuse, à l’époque où les rois ne le devenaient réellement qu’après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d’envoyer des contingents pour la guerre, comme l’injonction en est faite aujourd’hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin à la Côte d’Ivoire, et à d’autres pays africains. C’est l’union sacrée autour du nouveau «chef de guerre», François Hollande.
    C’est, de la gauche jusqu’à à l’extrême droite française, l’unanimité de la classe politique française pour l’intervention militaire. Un tel unanimisme, une démocratie aussi verrouillée, a des allures de totalitarisme.
    Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d’intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d’excitation guerrière, d’émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions «Rafale» qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées.
    De joie, l’un d’eux s’écrie: « Pour tous ceux qui parlaient de décadence française, c’est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d’intervenir.» (Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission «ça se dispute», 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.
    Le parti français, le «Front National», juge cette intervention légitime, d’autant plus « qu’elle concerne, dit-il, un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des « émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français». On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l’immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.
    Bref, peu de voix se font entendre, en France, pour dénoncer l’intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd’hui, pour l’instant, le principal reproche fait au Président François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c’est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d’avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu’il n’en avait pas le temps et qu’il «fallait agir vite».
    Cet argument, «qu’il fallait agir vite» est trop souvent répété, asséné sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu’on criait qu’il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s’est avérée mensongère et d’où est finalement venu le massacre. Il semble, en réalité, que l’armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (1). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l’aviation française d’intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l’intervention française et à en cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.
    LA LÉGITIMATION
    Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s’entoure d’un discours de légitimation. Chaque fois qu’elle a eu lieu, l’intervention militaire a été proclamée légitime, qu’il s’agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c’est le cas au Mali, ou, au contraire, de soutenir des groupes armées rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c’est le cas en Syrie. Le droit d’ingérence n’est en fait que le droit du plus fort. Il ne s’embarrasse pas de cohérence. Mais en aucun cas, les puissances occidentales qui s’en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d’une solution politique, pacifique. L’intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri physiquement et moralement, fragile pour longtemps.
    Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l’argumentaire de la «menace terroriste islamiste». Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné ainsi le nouvel ennemi global de l’Occident, l’argument sert « à toutes les sauces», y compris d’ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme «terroristes» lorsque la «realpolitik» l’exige. La référence à la «menace terroriste» offre l’avantage à la fois de n’avoir rien à justifier et de donner une justification à n’importe quoi.
    Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n’ont cessé de répéter, de marteler, qu’il s’agissait, au Mali, de lutter contre « des groupes terroristes criminels». On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d’accroître la tension. C’est ainsi qu’un amalgame est fait entre les différents groupes armés «rebelles», et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l’intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l’influence nécessaire à cet effet.
    L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon, prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s’allia avec les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d’Afrique du Nord vers Rome.
    Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un média de l’époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l’opinion romaine, et déclencha la peur dans l’Empire en faisant croire à la population qu’elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.
    La «menace terroriste islamiste» est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de «l’union sacrée», les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d’y faire diversion. Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l’épouvantail de l’islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu’on perçoit chez bien des commentateurs français lorsqu’il s’agit de passer du discours sur «le printemps arabe» et de la prise en compte de l’Islam politique à celui de la «menace islamiste».
    Dans le registre de la légitimation de l’intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet. Les responsables français s’enveloppent dans celle-ci comme si la France ne faisait que se mettre, par altruisme, au service du droit international. Mais c’est précisément la France qui a fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l’intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d’abord de s’efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu’à la question de la légitimité du pouvoir politique malien, mise à mal par le coup d’Etat récent. Et à ce propos, d’ailleurs, quelle légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d’ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.
    "
    Mondialisation.ca


    Les sous-sols riches du Mali intéressent les français. Et d'un coup, le besoin de venir instaurer la paix se fait sentir. C'est étrangement similaire a l'intervention américaine en Irak, n'est-il pas ?

    Qu'en dites-vous? N'étant pas du tout spécialiste du sujet, je suis impatient d'entendre vos avis.
  2. Roger.Guy Member

    Il y a des Maliens dont les parents, grand-parents ...., se sont fait troué, déchiquté ... pour la France en 1914-18, 1940-45 qui sont soulagés kiparait. En plus on poignarde pas dans le dos, les soldats qui sont là-bas ...
  3. Faut vraiment être né de la dernière pluie pour croire que la France agit par simple volonté de protéger les peuples maliens.
    Une menace "islamiste" au Mali?
    En voilà une opportunité! Puisque le Mali est le 3ème producteur d'or en Afrique.

    De l'or , de l'or , toujours plus d'or. Etant donné certaines prévisions économiques sur le long terme plutôt inquiétantes , c'est bien la ressource la plus sûre de valoir encore quelque chose après une éventuelle hyperinflation. Chose qui nous pend au nez.

    Les enjeux et intérêts en détail c'est par là : http://www.elwatan.com/economie/fin...e-la-guerre-au-mali-21-01-2013-200338_111.php
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  4. Roger.Guy Member

    "El watan" ... je dis ça, je dis rien. Que dit "Jeune Afrique" ?
  5. El Watan est connu pour être un journal qui prend des risques pour informer.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Watan

    Le choix de la source te plait pas trop apparemment. Mais t'as raison , pour savoir si la France à des intérêts économiques au Mali , lis la presse Française. C'est logique.

    Aller juste pour le fun , maintenant on regarde sur l'Express ce que ça dit : http://lexpansion.lexpress.fr/econo...t-economique-a-intervenir-au-mali_368659.html

    Et puis allons faire un ptit tour sur TF1 : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/mal...-interet-economique-a-intervenir-7775967.html
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  6. Roger.Guy Member

    Je parlais deJeune Afrique ; chacun son point de vue, Sire ( on est en République)
  7. Roger.Guy Member

    Pour ce qui est des richesses au Mali :rolleyes:
  8. KubrickYNWA Member

    J'vois pas le soucis avec El Watan moi non plus, c'est un journal sérieux et assez bien informé d'habitude. Et étant plutôt neutre dans ce conflit.
  9. Roger.Guy Member

    cf. : http://www.jeuneafrique.com/Article...ranco-maliennes-progressent-vers-le-nord.html

    Pour les "richesses" au Mali au temps pour moi ...
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mali
    Espèrons que cela ne va pas passer sous le nez du peuple Malien (éléphants blancs, Francafrique toussa ...)
  10. Roger.Guy Member

    En parlant d'ingérence ........


    cf. : http://www.zataz.com/news/22639/opl...l-HackTeam--Egyptian-Shell-Team--xl3gion.html
    C'est ingérable, l'ingérence.
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  11. KubrickYNWA Member

    Qui sème le vent...
  12. myno'MaJ Member

  13. anonyme404 Member

    perso ça j'y crois pas une seconde,

    sinon le reste est intéressant, tans au niveau des intérêts financiers qu'il peut y avoir derrière qu'au niveau du "François Hollande est célébré en France comme «un chef de guerre». Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il «est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre".
    Je pense que les intérêts financiers et la "comm" sont les 2 gros moteurs de cette décision hâtive
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  14. myno'MaJ Member

    (Siiii, j't'assures x) Même que la grippe est aussi complice du gouvernement x) Ils existent ! Sure...)

    Moi les problèmes que je vois là-dedans, c'est non moins la sacralisation d'un chef de guerre que son couronnement par une ONG internationale symbolisant la "paix mondiale"...

    Edit: (Ah, j'oubliais, je parlais de la fuite de gaz en France près de Rouen et Paris x))
  15. Anonymous Member

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  16. Peut-être pas si hâtive que ça.

    Mali : une guerre peut en cacher une autre

    Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie.

    [IMG]

    Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.©Présidence de la République

    « L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.
    Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

    Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

    Peu avant la prise de Tripoli par l’OTAN, les Français parvinrent à soudoyer et à retourner des groupes Touaregs. Ils eurent le temps de les financer abondamment et de les armer, mais il était déjà bien tard pour qu’ils jouent un rôle sur le terrain. Une fois la guerre finie, ils retournèrent dans leur désert.
    Les Touaregs sont un peuple nomade vivant au Sahara central et sur les bordures du Sahel, soit un vaste espace partagé entre la Libye et l’Algérie, le Mali et le Niger. S’ils ont obtenu la protection des deux premiers Etats, ils ont au contraire été délaissés par les deux derniers. Par conséquent, depuis les années 60, ils n’ont cessé de remettre en question la souveraineté du Mali et du Niger sur leurs terres. Bien logiquement, les groupes armés par la France décidèrent d’utiliser leurs armes pour faire aboutir leurs revendications au Mali. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) prend le pouvoir dans presque tout le Nord-Mali où il habite. Cependant, un groupuscule d’islamistes touaregs, Ansar Dine, rattaché à AQMI, en profite pour imposer la charia dans quelques localités.

    Le 21 mars 2012, un étrange coup d’État est perpétré au Mali. Un mystérieux « Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État » (CNRDRE) renverse le président Amadou Toumani Touré et déclare vouloir restaurer l’autorité malienne au Nord du pays. Il en résulte une grande confusion, les putschistes étant incapables d’expliquer en quoi leur acte améliorera la situation. Le renversement du président est d’autant plus bizarre qu’une élection présidentielle était prévue cinq semaines plus tard et que le président sortant ne se représentait pas. Le CNRDRE est composé par des officiers formés aux États-Unis. Il empêche la tenue de l’élection et transmet le pouvoir à un des candidats, en l’occurrence le francophile Dioncounda Traore. Ce tour de passe-passe est légalisé par la CEDEAO, dont le président n’est autre qu’Alassane Ouattara, mis au pouvoir un an plus tôt par l’armée française en Côte d’Ivoire.
    Le coup d’État accentue la division ethnique du pays. Les unités d’élite de l’armée malienne (formées aux USA) ayant un commandement touareg rejoignent la rébellion avec armes et bagages.

    Le 10 janvier, Ansar Dine —appuyé par d’autres groupes islamistes— attaque la ville de Konna. Il quitte donc le territoire touareg pour étendre la loi islamique au Sud du Mali. Le président de transition Dioncounda Traore décrète l’état d’urgence et appelle la France au secours. Paris intervient dans les heures qui suivent pour empêcher la prise de la capitale, Bamako. Prévoyant, l’Élysée avait pré-positionné au Mali des hommes du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine (« la coloniale ») et du 13e Régiment de dragons parachutistes, des hélicoptères du COS, trois Mirage 2000D, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall.

    En réalité, il est fort peu probable qu’Ansar Dine ait représenté une menace réelle, car la vraie force combattante, ce ne sont pas les islamistes, mais les nationalistes touaregs, lesquels n’ont aucune ambition au Sud du Mali.

    Pour conduire son intervention militaire, la France demande l’aide de nombreux États, dont l’Algérie. Alger est piégé : accepter de collaborer avec l’ancienne puissance coloniale ou prendre le risque d’un reflux des islamistes sur son sol. Après hésitation, il accepte d’ouvrir son espace aérien au transit français. Mais en définitive, un groupe islamiste non identifié attaque un site gazier de British Petroleum au Sud de l’Algérie en accusant Alger de complicité avec Paris dans l’affaire malienne. Une centaine de personnes sont prises en otages, mais pas seulement des Algériens et des Français. Le but est manifestement d’internationaliser le conflit en le transportant en Algérie.

    La technique d’ingérence française est une reprise de celle de l’administration Bush : utiliser des groupes islamistes pour créer des conflits, puis intervenir et s’installer sur place sous prétexte de résoudre les conflits. C’est pourquoi la rhétorique de François Hollande reprend celle de « la guerre au terrorisme », pourtant abandonnée à Washington. On retrouve dans ce jeu les protagonistes habituels : le Qatar a pris des parts dans de grandes sociétés françaises installées au Mali, et l’émir d’Ansar Dine est proche de l’Arabie saoudite.
    Le pyromane-pompier est aussi un apprenti sorcier. La France a décidé de renforcer son dispositif anti-terroriste, le plan Vigipirate. Paris ne craint pas une action des islamistes maliens sur le sol français, mais le reflux des jihadistes de Syrie. En effet, durant deux ans, la DCRI a favorisé le recrutement de jeunes musulmans français pour se battre avec l’ASL contre l’État syrien. Du fait de la débandade de l’ASL, ces jihadistes reviennent actuellement au pays natal où ils pourraient être tentés, par solidarité avec Ansar Dine, d’utiliser les techniques terroristes qu’on leur a appris en Syrie.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/kafur-altundag/220113/mali-une-guerre-peut-en-cacher-une-autre
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  17. anonyme404 Member

    Laurent Louis ... Attention ce personnage est un numéro spécial élu quasi par accident comme seul député d'un nouveau parti populiste qu'il venait de rejoindre et qui l'a très rapidement exclu tant le personnage était ignoble et dingue. Il doit être l'homme politique le plus méprisé du pays et aussi le plus insignifiant.

    a titre d'exemples :
    Il publie sur Facebook un message polémique concernant les gens du voyage [...] Ses propos, qualifiés de racistes par la RTBF4 et par le Centre pour l’Égalité des Chances
    il est exclu de son parti, le 28 janvier 2011, l'une des raisons avancées fut, l'accusation de harcèlement envers sa collaboratrice parlementaire
    Le 9 novembre 2011, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) porte plainte contre lui pour plusieurs prises de position susceptibles de constituer, dans leur ensemble, une incitation à la haine à l'égard de plusieurs communautés du pays
    Le 11 janvier 2012, Laurent Louis défraie la chronique en accusant le Premier Ministre Elio Di Rupo de mener une vie privée dissolue et évoque la pédophilie sur son compte Twitter
    [...] Son attitude a provoqué de nombreuses réactions des groupes parlementaires, les députés ont quitté l'hémicycle à la quasi unanimité lorsqu'il est monté à la tribune pour une question parlementaire à la Ministre de la Justice17, ce qui constitue une première dans l'histoire de la Chambre des Représentants de Belgique
    Une instruction va être ouverte contre lui pour « calomnie, diffamation et recel »
    Le 7 juin 2012, Laurent Louis est inculpé pour recel et diffamation

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Louis

    de plus il est soutenu par le partie anti-sionniste et toute la galaxie rouge brune nauséabonde ...

    bref, un fiéffé connard dans la ligné des soral et compagnie ...
  18. Anonymous Member

    Effectivement quand on regarde en profondeur... aïe.
  19. Roger.Guy Member

    cf. : http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Mali-que-cache-le-masque-de-Ghost-actualise_a921.html
    Call of duty, la guerre,... les médias et Mme Michu.
  20. Roger.Guy Member

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  21. Roger.Guy Member

    Non, les médias et Mme Michu, surtout, je crois.
  22. Intervention militaire Mali --> Foulard tête de mort --> Mediatisé --> Call of Duty --> Buzz --> Jeunes joueurs --> Propagande de recrutement de l'armée?

    joey-shrug.gif
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  23. Roger.Guy Member

    Possible :) (m'étonnerais pas)
    Sauf que là, ça a fait un foin et ça chie des bulles,... Z'ont pas aimé ; tu sais comment qu'ils sont, nan ?
    Fachés tout rouge avec caca nerveux pas loin.
  24. Fâché pour fâché , le message est passé.
  25. Roger.Guy Member

    [IMG]
    Dans ce sens là ; le mec va se faire sonner les cloches, pour un truc anodin, parce qu'il y avait un photographe pas loin.
    La prochaine fois il aura qu'à mettre un masque de G. Fawkes ; ambiance assurée (très mal vu anonymous par certains d'entre eux ; c'était il y a une dizaine de mois, depuis ils ont peut-être remis les pendules à l'heure. Peuvent pas être en retard d'une guerre à chaque génération)
    Ce n'est pas tout le monde qui a participé à une distribution de déni de service à l'égard du site du ministère de la défense, il y a un peu près un an.
    cf. : http://www.lemonde.fr/technologies/...tere-de-la-defense-bloque_1633218_651865.html
    Je dis ça je dis rien (je vais encore m'attirer des emmerdes IRL)
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  26. Anonymous Member

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  27. Ce débat était intéressant à suivre :




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  28. Zerro Member

    http://comfluences.net/mali-le-legionnaire-et-son-masque-la-defense
    Elle est mieux cette version de l'article ?
    Lui aussi a sauté sans sommation ; ni drama ni dome ni garbage.
    C'est moins tendancieux, nan ?

    T'avais dit,mon petit Roger ; j'aime bien en remettre une couche surtout quand ce n'est pas politiquement correcte.

    On aurait pu garder l'ancien ; à analyser s'aurait été le pied
  29. Roger.Guy Member

    Merki cousin. (IRL aussi)
  30. Roger.Guy Member

    • Agree Agree x 1
  31. T'en a rêvé cette nuit jsuis sûr!

    T'emballe pas mon vieux , je le connaissais pas ton Thierry. Mais je comprends pourquoi il te débecte. Je ferai attention de vérifier si son nom apparait en bas d'un article , promis. :*
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    • Funny Funny x 1
  32. Roger.Guy Member

    No problemo, bro gros.

    cf. : http://www.jeuneafrique.com/Article...drones-americains-contre-les-terroristes.html
    cf. : http://moreas.blog.lemonde.fr/2013/01/07/le-drone-larme-des-crimes-detat/
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  33. Zerro Member

    il a pas aimé Stigmata ; il défend les djihadistes, Chourd et tout le cirque ... Tu te souviens quand il t'a dit que tu l'avais peut-être déjà croisé en train de militer ? T'en connais des comme çà ; les nouveaux commissaires politiques (qu'il faut descendre en premier, en cas de guerre civil ...)
    • Dumb Dumb x 1
  34. Roger.Guy Member

    cf. : http://www.zataz.com/news/22665/lubrizol--scada--hack--gaz.html
  35. Et allez ! Y'a une première à tout ...

    Source
  36. Roger.Guy Member

    Le rapport avec Eros au Mali ? Pingouion, t'es trop jeune,..., pour mourir maintenant. Pas moi. Même si je suis pas pressé :)

    Sinon, c'est bien comme thread ; Comment gérer des ingérables, que l'ont a invité au motif de mutilations de personnes qui n'étaient consentantes au dépzrt. Ca va finir "tirée par les cheveux" à la fin l'explication, ...

    Après des guerres pour les beaux yeux de la princesse ... :oops: depuis la guerre de Troie, personne n'ose. Ce n'est pas moi qui ai inventé le diable, ..., qu'on se le rappelle.
  37. Zerro Member

    Tu devrais te taire, vieux fou. Ca va encore déplaire.
  38. Roger.Guy Member

    cf. : http://www.liberation.fr/monde/2013...-en-etat-de-vulnerabilite_880982?xtor=rss-450
    La France en guerre au Mali

    cf. : http://www.rue89.com/2013/02/11/au-...de-la-france-avec-les-touaregs-du-mlna-239497
    • Like Like x 1
  39. Stigmata88 Member

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